12 mai 2006

MUCC à Marseille - live report

  mucc01

Pour commencer la journée d’hier, Chib’ et moi (qui dormais chez elle) nous sommes faites réveillées par mon imbécile de portable diffusant –avec crachotements s’il vous plait- « papa mama~nozomarenu baby » de Miyavi à 6h50.
Nous nous sommes donc vite –ce qui m’est exceptionnel- préparées et sommes allées rejoindre Shumo qui nous attendait dans la voiture au pied de l’immeuble. Nous sommes donc toutes les trois parties de Montpellier à 7h30 pour 2h30 de voiture aux sons allant de Hyde à MUCC en passant par Se7en Zwei et TOKIO HOTEL.
   
Arrivées à Marseille, nous avons mis à peine plus de 30minutes pour trouver la salle de concert (qui de l’extérieur aurait put passer pour une porte de garage banale).
   
Togee nous a rejoint vers 10h et –ayant soif- nous sommes parties en quête d’un café. Nous prenons donc trois coca et Togee et moi échangeons ce que nous avions l’une pour l’autre.( pas d’esprit mal placé, il s’agit d’objets). Un homme arrive alors avec un bébé dans les bras et le fourre dans les bras de Chib’ en lui demandant de le garder. Euh… Pas le temps de répondre qu’il avait déjà fait volte face, laissant une Chib’ gagatisant sur un petit bout d’homme. Le père revient et le récupère puis nous revenons devant le poste à Galène (surnommé plus tard « poste à baleines » par Sarah xD). La fameuse petite amie de Togee nous rejoint, elle s’appelle Caroline et Chib’ et moi sommes frappées par ses nombreux point communs avec une de nos connaissances.
   Enfin, Caroline s'est révélée être beaucoup moins instable que M. et ça me rassure un peu pour ma gentille petite Togee. Chib’ ne semble pas convaincue mais étant donné les circonstances il est normal qu’elle soit méfiante. Nous rejoint ensuite Quentin, sortant tout juste de son bac de sport option handball. Chib’ et lui parlent pendant des heures en sautant d’un sujet à un autre sans discontinuer pendant que je parle à droite à gauche avec les gens. Au fil des heures quelques personnes arrivent mais nous sommes bien loin des masses Parisiennes. Le rideaux de fer est levé dans l’après midi (je n’avais pas trop la notion de l’heure, trop occupée à tenter d’éviter des coups de soleil auxquels je n’ai finalement pas coupé ¬¬) et nous nous sommes rapprochées de la porte à l’arrivée de deux mecs de No Sphère venus en repérage.
 
En se rapprochant, Chib’ affirme avoir déjà vue l’une des filles là avant nous, elle se présente comme Sarah, les autres sont Karasu, Jen et une jeune fille très sympa dont je ne me rappelle plus du nom, si bien elle l’a donné… *se cache*
 
Ils venaient d’Aix et étaient là depuis 6 heure du matin.
Bon, donc le groupe n’est pas encore arrivé. (les Dir en grey étaient matinaux, on ne sait jamais¬¬)
 
Quelques heures plus tard, le gros Camion du matériel est arrivé avec le staff à bord. J'ai beaucoup rigolé en voyant un Japonais-sur-tatoué et décoloré blond parler en Japonais pour écarter la foule, comme si tout le monde le comprenait « zenzen dame ! Dame dayo ! ». Ils ont finalement porté le matériel à l’intérieur et nous avons retrouvées nos places devant –voire collées à- la porte blindée. Ils rouvrent pour sortir les boîtes vides et, alors que nous retrouvions de nouveau nos places, le groupe arrive. Ils descendent tout les quatres d’un taxi et marchent vite. Satochi, Yukke, Tatsurô puis Miya.
Alors ça y est.
A partir de là, le temps qui jusque là nous avait semblé passer vite nous a tout à coup semblé mettre un temps fou à passer, chaque heure apportait son lot d’impatience, tant et si bien que nous en venions presque à espérer les allées et venues du staff notamment qui nous permettaient d’entendre partiellement les répétitions –oh ! DAIKIRAI !- (comme le pizzaïolo qui était mort de rire en voyant les fans lui demander quel genre de pizza c’était ! xD). Toujours était –il que le temps passait très lentement, peut-être était-ce dû à la constante hausse de « Tatsurô-sama » ou « Yukke-sama » (aussi conjugable en version Miya ou Satochi) stridents made in fangirls… ?
   
Finalement, l’heure tant attendue est arrivée. Les portes se sont ouvertes pour la énième fois sur la pauvre Sarah qui était devant, à la différence que cette fois-ci on nous annonça que l’on devait entrer trois par trois. Etant arrivés à 9h45 –soit parmi les sept premiers- Karasu, Chib’ et moi sommes entrés les deuxièmes. Nous nous sommes placés face à Tatsurô, entre les deux emplis qui bordent le micro. Il n’y a pas de barrière et je crains pour mes rotules fragiles mais le jeu en vaut la chandelle. La salle se remplit (si on peut appeler ça comme ça vu qu’il ne devait y avoir que 5 mètres de spectateurs).
   
Les lumières s’éteignent enfin et le show commence, les fans acclament le groupe qui monte sur scène.
Satochi, Yukke, Miya puis Tatsurô. Ils prennent leurs instruments en main et on entend les premiers accords de Daikirai. C’est l’euphorie générale, après des heures d’attente pour certains, ces premiers accords sonnent comme une récompense. Le public compense son petit nombre par un dynamisme extraordinaire, Tatsurô chante et le public chante avec lui.
Le reste du concert fut, -à l’exception de quelques titres comme "Daremo Inai Ie" et "Akatsuki Yami"- du même goût, les fans headbangant à tout va, Tatsurô se déchaînant sur la scène dans la salle survoltée. Nous avons eut droit notamment à "Zetsubô"; "Kanashimi no hate"; "Daremo Inai Ie"; "Akatsuki Yami"; "Daikirai" et je ne me souvient plus du titre des autres..

   
Pour ceux/celles qui voudraient des détails, Yukke n’avait pas l’air dans son assiette malgré le nombre de clins d’œil + je-me-lèche-les-lèvres-en-te-fixant à la minute, Miya avait l’air un peu fatigué mais s’est donné à fond quand même (à moins que le dynamisme de Tatsurô et de Satochi ne le fasse paraître calme ç_ç) Satochi avait assez d’énergie pour au moins 4 et Tatsurô a pleuré au début d’une chanson dont je ne rappelle plus le titre, désolée… Chib’ a fait trois malaises, la première fois, nous nous sommes tous (sauf les garces de derrière) poussés pour tenter de la lever mais c’est Tatsurô lui-même qui s’est penché et l’a relevée, la deuxième fois personne ne l’avait remarquée et il a dû s'agenouiller pour la relever, la troisième fois elle est parvenue à sortir de la masse compacte pour aller respirer. 13 titres de pur bonheur + 1 sur les 3 ‘encore’ prévus, pour cause de public imbécile qui part avant la fin.
 
Une fois le premier rappel terminé Chib’ et moi avons tenté de revenir devant pour finalement nous apercevoir qu’il n’y en aurait pas d’autre, nous avons alors récupéré les goodies que Shumo avait gentiment mit aux vestiaires et avons finit de nous ruiner pour des futilités avant de sortir dans la fraîcheur quasi-miraculeuse de la nuit. Shumo ayant suivit le staff qui plus tôt été allé traduire le menu des artistes, nous sommes allées prendre un coca salvateur dans le même restaurant, récompense suprême après une survie inespérée. Nous avons finalement rapidement terminé nos consommations en nous disant qu’ils en auraient pour longtemps. Nous sommes alors retournées à la voiture, sereines (la voiture garée –merci Shumo !- juste devant l’entrée de la salle) quand une fille du staff particulièrement gentille nous a informées discrètement qu’ils étaient en train de dédicacer ! Ce ‘détail’ n’ayant pas été prévu, Shumo s’est dépêchée d’ouvrir le coffre et nous nous sommes jetées sur nos posters avant de retourner dans la salle précipitamment. Là, nous trouvons assis sur la scène, Yukke, Miya, Tatsurô et Satochi tout sourire (surtout les deux derniers) en train de signer des posters, de serrer des mains de se faire prendre en photo et de remercier les quelques chanceux tenus au courant de la dédicace-surprise dans un Français qui laisse pantois.
 
Chib’ les mitraille de photos et je fais signer mon poster par Yukke et Miya et celui de mon frère par Tatsurô et Satochi, ils se retirent en nous laissant comblées et exténuées. Nous reprenons la voiture –vraiment cette fois !- après avoir salués nos sympathiques nouveaux contacts et nous reprenons la route sans musique tout d’abord puis avec un MUCC en fond musical.

 
Et là, sur Daremo Inai Ie qu’ils ont jouée à merveille le soir même, je craque. Je pleure comme je ne le fais que rarement, la réussite des MUCC me rappelle le déclin des Dir en grey…
 
Je les ais trop aimés, j’ai attendu trop de ce qui n’est finalement qu’une bande de 5 hommes, des êtres humains comme vous et moi…
 
Seulement voilà, eux ils avaient « quelque chose en plus », un je-ne-sais-quoi d’unique, ce n’était plus que des hommes, c’était les Dir en Grey ! Je les ai mis sur un piédestal d’où ils sont trop vite tombés.
Ca ne fait que 2ans, mais ça aurait pu faire toute une vie.
Ce soir-là, les Dir en Grey sont tombés.


En conclusion : Vive les bons groupes qui ne se prennent pas au sérieux ! Et à bas les prétencieux égocentriques et l'effet 'United States' !

Posté par S h e à 19:59 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur MUCC à Marseille - live report

    <3

    MAGNIFIQUE ce concert,vivement le prochain !!

    Posté par natsumi, 18 décembre 2006 à 22:07 | | Répondre
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